Kiabi déploie son concept « Petit magasin » en France et à l’international. Ce projet solidaire valorise le programme RSE et donne du sens à toutes les équipes de l’enseigne.
Si la technologie peut faciliter le déploiement de programmes d’économie sociale et solidaire, l’engagement dans cette démarche pour une grande enseigne passe par la mobilisation de toutes ses ressources humaines. C’est la stratégie prônée par Kiabi depuis plusieurs années et que la marque de mode à petit prix réaffirme. Elle a ainsi doté « Kiabi Life » d’une gouvernance participative. Le fonds de dotation, présidé par Franck de Saintignon, est structuré autour d’un comité d’administration et bénéficie d’un pilotage global et local grâce à des comités monde et pays, animés par des collaborateurs «au plus proche des réalités sur le terrain». Une configuration qui permet de nouer des partenariats avec des associations et des structures locales pour répondre aux différents enjeux de l’inclusion.
Objectif 80 à 100 magasins solidaires dans le monde en 2030
C’est en mobilisant cette communauté que plusieurs actions pour l’emploi, la solidarité et l’éducation ont déjà été lancées à l’instar du concept du «Petit magasin». Après deux « POCs » (Proof of concept) en 2017 mis en place dans des quartiers prioritaires, avec l’objectif de traiter les produits de fin de collection, le réseau comptabilise aujourd’hui quatorze boutiques et de nouvelles ouvertures sont prévues dans toute la France avec des associations locales. Des tests sont également programmés à Madrid avec une ONG. L’objectif est d’en ouvrir 80 à 100 dans le monde en 2030.
«Les magasins offrent des produits de première nécessité, des articles neufs, des articles textile, alimentaire, d’hygiène avec en plus un espace, un tiers-lieu que l’on co-anime avec les territoires, avec des parcours d’insertion, de l’accompagnement», raconte Pierre Alcala, chef de projet chez Kiabi. Le responsable de cette initiative sociale et solidaire était invité à la présenter lors des Jeudis de la Retail Tech, un rendez-vous qui réunit «des passionnés d’innovation pour dessiner le commerce de demain». «Nous avons voulu mettre en avant cette initiative intéressante même s’il elle n’est pas très tech», a souligné Mike Hadjadj, à l’origine de cette communauté d’acteurs professionnels avec Barbara Sarre-Deroubaix.
Pierre Alcala
Cercle vertueux et projet mobilisateur
Bien plus qu’une boutique, le Petit Magasin a pour ambition «d’accompagner les personnes en transition professionnelle dans une dynamique de formation, avec le soutien des équipes du point de vente Kiabi le plus proche, et de valider des compétences clés pour les mener in fine vers un retour positif à l’emploi», relate l’entreprise. «Les Petits Magasins valorisent trois volets du programme RSE de la marque : la création de valeur sociale à partir de stocks de vêtements invendus, un parcours d’insertion professionnelle pour des personnes en recherche d’emploi et la solidarité, via l’accompagnement solidaire d’un public en difficulté économique, fragilisé ou exclu».
Le réseau peut être alimenté par un gisement de 2 à 2,5 millions des pièces en fin de collection, données aux partenaires et revendues avec des remises de 70 à 80%. Il récupère aussi le mobilier des magasins qui sont relookés. «La priorité n’est pas le chiffre d’affaires qui est entièrement reversé aux magasins. Nous nous appuyons sur un projet d’entreprise», insiste Pierre Alcala. Une trentaine de parrains et tuteurs parmi les collaborateurs de l’enseigne (les «Kiabers ») sont engagés dans cette aventure pour crédibiliser la démarche dans les magasins. Après six mois, quelques 1274 heures de formation ont été délivrées. Le but est d’accompagner 530 personnes à horizon 2030. «Nous ouvrons aussi des postes en interne et pour tous les acteurs de la grande distribution », souligne Pierre Alcala. Une dizaine de personnes ont signé un CDD et deux ont été recrutées en CDI après des parcours de formation de huit à neuf mois. Installés dans les quartiers prioritaires de certaines villes, ces boutiques permettent aussi aux familles en situation de forte précarité de s’habiller à moindre coût et de trouver un lieu d’échanges. «C’est un cercle vertueux et un projet qui mobilise mes collègues et les nouveaux profils qui sont en quête de sens dans leur vie professionnelle», estime Pierre Alcala.
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